vendredi 12 août 2022

De la psychogénéalogie à la guérison des traumatismes historiques collectifs et individuels

  

Lorsque j'ai débuté ma pratique en psychogénéalogie il y a quinze ans (voir présentation ci-après), cette discipline nouvelle prenant en compte notre héritage familial et transgénérationnel inconscient, était encore peu reconnue et acceptée en France. Voici ce qu'écrit Thomas Hübl, dans le prologue de son livre « Guérir les traumatismes collectifs » (Editions Soundstrue, Etats-Unis, 2020) sur la question internationalement admise aujourd'hui de la transmission des traumatismes historiques collectifs et individuels et de la nécessité de favoriser leur guérison : 

« Il y a quarante ans, Helen Epstein, une jeune professeure de journalisme à l'Université de New York, publiait un livre révolutionnaire qui a modifié le cours de la recherche psychologique occidentale sur les traumatismes et validé de nombreuses choses que les peuples autochtones et les penseurs orientaux savaient depuis des siècles. Le livre, intitulé Children of the Holocaust, reposait en partie sur l'ethnographie, l'histoire orale et la mémoire et a été le premier ouvrage publié en dehors du milieu universitaire à explorer le sujet de la deuxième génération (2G) - les fils et les filles - des survivants de l'Holocauste. Son travail a inspiré de nouvelles questions surprenantes : les horreurs tacites de l'Allemagne nazie ont-elles été d'une manière ou d'une autre transmises aux descendants de ceux qui les ont vécues ? Si oui, que pourrait signifier cet héritage traumatique pour les autres groupes traumatisés et leur progéniture ?

Le livre d'Epstein étaient une noble exploration de la transmission intergénérationnelle des traumatismes, lançant des décennies de recherches souvent difficiles, et parfois éclairantes, en Israël, aux États-Unis, en Suisse et au-delà. Bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires sur le sujet, il y a beaucoup à apprendre de ce qui a émergé.

En 1981, le savant et théologien juif Arthur A. Cohen décrivait ainsi les 2G : « C'est la génération qui porte la cicatrice sans la blessure, entretenant la mémoire sans l’expérience directe. » Dans son texte de 2006, Healing the Soul Wound, le psychologue clinicien et chercheur Eduardo Duran a évalué que dans l'ensemble des recherches sur le sujet du traumatisme historique et de sa transmission, il existe des preuves suggérant que « non seulement le traumatisme est transmis de façon intergénérationnelle, mais qu’il est cumulatif. » Duran soutient en outre que « lorsque le traumatisme n'est pas traité dans les générations précédentes, il doit l'être dans les générations suivantes. » De plus, lorsqu'un traumatisme non résolu est transmis, il peut devenir « plus grave » au fil des générations.

Au début de sa carrière, le travail de Duran auprès des populations amérindiennes de Californie a révélé une différence culturelle critique dans la façon dont la communauté autochtone percevait et parlait des effets, des conséquences ou des symptômes des traumatismes historiques qu'elle avait directement vécus, tels que la pauvreté, la maladie, l'alcoolisme, la séparation familiale, des problèmes de santé mentale et émotionnelle, etc. Le monde occidental était dominé par des descriptions et des étiquettes cliniques et pathologiques pour toutes sortes de détresse émotionnelle et interpersonnelle, mais ces communautés n'utilisaient pas de tels termes. Au lieu de cela, ils se référaient à la souffrance qui avait ravagé leur peuple pendant la colonisation européenne et s'était transmise de génération en génération depuis en tant que «blessure spirituelle, maladie de l'âme, blessure de l'âme et blessure ancestrale». »

Mon travail m'a montré que le traumatisme n'est jamais un problème purement individuel. Et peu importe qu'il soit privé ou personnel, le traumatisme ne peut pas appartenir uniquement à une famille, ni même à l'arbre ancestral complexe de cette famille. Les conséquences du traumatisme – en fait, les effets cumulatifs des traumatismes personnels, familiaux et historiques – s'infiltrent dans les communautés, les régions, les terres et les nations. Le fardeau porté par une seule personne, famille ou communauté, atteint invariablement et inévitablement sa société dans son ensemble, touchant même ceux qui partagent peu d'identité ou de tradition commune avec elle. L'impact de la souffrance créée par l'homme s'étend au-delà du sujet originel ou le groupe assujetti; l'héritage du traumatisme tisse et relie notre monde même, informant comment nous y vivons, comment nous le voyons, et comment nous nous voyons et nous comprenons les uns les autres.

Nous sommes nombreux à être conscients des façons manifestes dont un traumatisme non guéri peut créer une douleur à long terme et des problèmes de développement pour les individus. Ce qui est peut-être moins bien compris, c'est comment un traumatisme collectif non guéri peut imposer des charges similaires sur la santé des cultures et des sociétés humaines, mettant même en danger notre foyer planétaire. Les symptômes du traumatisme collectif semblent se révéler dans l'état des corps collectifs de toutes sortes - nos communautés, écoles, organisations, institutions, gouvernements et environnements - révélant où nous sommes blessés, fracturés ou déséquilibrés. En effet, je suis convaincu que les traumatismes systémiques et multigénérationnels non résolus retardent le développement de la famille humaine, nuisent au monde naturel et inhibent l'évolution supérieure de notre espèce. »

vendredi 5 novembre 2021

FORMATION A LA MEDITATION DU SON PRIMORDIAL CHOPRA GLOBAL, EN PRESENTIEL OU EN DISTANCIEL, EN FRANCAIS OU EN ANGLAIS

 

FORMATION INDIVIDUELLE (OU COLLECTIVE) 

À LA MEDITATION DU SON PRIMORDIAL

 EN HUIT LEÇONS

Suivant l’enseignement de

CHOPRA GLOBAL (États-Unis)

 

Introduction

La Méditation du Son Primordial est la méditation enseignée par le centre Chopra Global dont le siège est aux États-Unis. Le Centre Chopra a été fondé en 1996 à San Diego (Californie) par feu le Dr David Simon et le Dr Deepak Chopra.

La Méditation du Son Primordial est basée sur les traditions de sagesse, védiques en particulier. C'est avant tout une technique qui nous aide à élargir le champ de notre conscience et à guérir notre corps.

La Méditation du Son Primordial (MSP) est basée sur un mantra. Un mantra est un son qui vous aide à apaiser le mental et détendre le corps, par conséquent à vous libérer de vos conditionnements et de vos stress.

Au cours de la formation à la Méditation du Son Primordial, un mantra vous est donné en propre. Il s’agit de VOTRE mantra du Son Primordial, correspondant à la vibration de l’univers au moment et dans le lieu de votre naissance. Une pratique régulière de la méditation avec ce mantra vous aide à vous détacher de toutes les pensées, de tous les conditionnements et de tous les scénarios répétitifs qui encombrent votre esprit et à rééquilibrer votre corps.

Depuis 40 ans, maintes études scientifiques menées en Europe mais surtout aux États-Unis ont montré les effets bénéfiques d’une pratique régulière de la méditation au niveau de la dimension corps-esprit. La méditation apporte un grand calme intérieur, diminue la dépression, l'anxiété et maints autres déséquilibres physiologiques du corps. Elle permet également de développement son intuition, sa créativité, des relations positives avec les autres, son environnement et la nature.

L'enseignement est dispensé en huit séances d'une heure. 

Contenu : 

La méditation fait partie intégrante de la science du yoga. À ce titre, chaque leçon comprend :

1) Des exercices de pranayama (respiration) pour faciliter et approfondir votre méditation.

 2 L’apprentissage progressif de la pratique de la méditation avec votre mantra.

3) Un enseignement sur les enjeux et les multiples bienfaits de la méditation pour votre état de santé global.  

Inscriptions : 

Pour tous renseignements et inscriptions, vous pouvez me joindre au 06 71 74 19 89. 

La formation est proposée en présentiel à mon cabinet ou en distanciel par visio Zoom. 


jeudi 28 août 2014

La thérapie transgénérationnelle

 La psychogénéalogie est une forme de thérapie analytique qui repose à la fois sur l'écoute du vécu psychique propre au consultant ou à la consultante mais également sur celle de l'héritage émotionnel inconscient qui lui a été transmis par sa famille. 

Grâce à cette approche transgénérationnelle, la pétition de scénarios émotionnels familiaux peut être entendue comme la remise en scène ou en paroles, inconsciente ou non, de souffrances ou de traumatismes non dépassés, non résolus, par un ou plusieurs de nos ancêtres.

Ce type d’approche thérapeutique permet de comprendre des actes auxquels on ne pouvait donner de sens jusque là, des discours énigmatiques qui deviennent intelligibles dès lors qu’on les replace dans leur contexte transgénérationnel. Autrement dit, en prenant en compte leur caractère familial, social, culturel et historique.

Notre démarche s'appuie sur l'arbre généalogique que l'on va élaborer, de façon symbolique, au fur et à mesure de la thérapie. 

Est-ce une démarche longue ?
Sa durée dépend de la demande exprimée par le/la consultant(e) lors du premier entretien. 

Comment se passe le premier entretien ?
La personne définit et exprime son but : pourquoi elle est venue, ce qu’elle cherche à comprendre, à changer en elle et dans sa vie. Cet objectif sert de base à l’exploration de son arbre pour remonter à l’origine de ses difficultés ou de ses questionnements. 

Il fonde aussi le contrat tacite qui va s’instaurer entre le consultant et le thérapeute.

Comment le thérapeute se positionne-t-il ?

En thérapie ou analyse transgénérationnelle, le thérapeute s’engage activement dans la démarche. Il pointe les noeuds généalogiques, propose des hypothèses, valide les perceptions ou les paroles du consultant, au besoin les recadre, prend parti, conseille.

Comment établit-on l’arbre psychogénéalogique ?

On commence à partir des éléments à la disposition du/de la consultant(e). On remonte entre 3 et 5 générations. On inscrit les patronymes, les prénoms, les dates officielles (conception, naissance, décès, mariage, séparation, divorce). On ajoute les professions, maladies, accidents et autres événements marquants de la vie.

Souvent, il manque des éléments. Le consultant est amené à les chercher auprès de l’administration, de la famille ou de son entourage proche. Il retisse ainsi des liens familiaux ; ce qui, souvent, participe déjà de son mieux être. Les personnes qui, jusque-là, se sentaient isolées se retrouvent une famille !

A partir de l’arbre ainsi constitué, on travaille les liens inconscients transgénérationnels qui  se font jour à travers les éléments répétitifs de l'arbre psychogénéalogique : noms, dates, professions, maladies, accidents, divorces....

Comment se déroule la thérapie ?

Le travail porte au départ, pour partie, sur la recherche des faits généalogiques et pour autre partie  sur le vécu subjectif du consultant/de la consultante. En racontant ses souvenirs, dans le silence des « trous », là où se nichent les non-dits, les secrets de famille, la personne dessine la famille telle qu’il/elle la porte en lui/elle, chargée de ses émotions et de ses liens affectifs.

En fonction des questions qu’il/elle se pose, nous abordons, d’une séance à l’autre, les différents thèmes de la psychogénéalogie : l’empreinte de naissance, la relation parents-enfant, les couples, unions, alliances, le milieu social et la culture d’origine, les traumatismes, le poids de l’Histoire et des migrations, la place au sein de sa famille et dans la société, l’équilibre intérieur féminin/masculin, les mythes et croyances familiaux. Mais nous en venons surtout de plus en plus à la situation présente de la personne. 

Sommes-nous à ce point déterminés par notre passé ?
En prenant conscience de notre héritage familial inconscient, nous pouvons nous sentir parfois découragés. En prendre conscience est la première condition pour pouvoir nous détacher de ce passé familial qui ne nous appartient pas. 

Comment le consultant arrive-t-il à se sentir mieux ?
Le consultant est amené à parler de sa famille et de lui-même. C’est dans ce va et vient constant que se crée un espace au sein duquel la vraie identité du consultant peut se dégager, s’affirmer. A travers l'histoire revisitée des membres de son histoire familiale, il prend conscience de sa différence et de ses désirs et émotions propres. 

En même temps, la thérapie en psychogénéalogie nous permet de comprendre que si nos parents ont agi d’une certaine façon avec nous c’est parce qu’eux-mêmes étaient prisonniers de leur vécu familial. Ce constat nous aide à abandonner nos émotions négatives, à leur pardonner et à les aimer tels qu’ils sont. 

Faire le deuil symbolique de notre passé nous permet de renaître.

Qu’entendez-vous par « renaître » ?

Renaître c’est apprendre à nous connaître, à être nous-même au présent, à prendre en charge nos désirs et nos aspirations, à affirmer nos besoins et nos désirs propres vis-à-vis de nos proches ou de notre environnement social et professionnel. C'est être à l’écoute de notre moi pour nous donner tout ce que nous n’avons pas reçu de notre famille. S’aimer, c’est être en harmonie avec soi. Ce n’est qu’à cette condition que nous pouvons aimer les autres.

jeudi 6 décembre 2012

CONFERENCES



"Motus et Bouche Cousue...Les Secrets de famille au fil des générations", 14 mars 2013, Institut Supérieur Social
  
"Paysans, artisans ou médecins de père en fils...La place que  nous occupons est-elle la nôtre ?"
16 mars 2013, Biennale de généalogie de Vertou (44)

"Comment écrire une biographie d'un point de vue transgénérationnel". 
(A la suite de la publication de  "Lady Diana Le sacrifice d'une princesse", Editions du Pérat), 29 août 2015, Festival de littérature bilingue (anglais-français) de Charroux (Vienne)

"Les conséquences humaines de la Grande Guerre sur nos vécus d'aujourd'hui",  13 mai 2014, Archives départementales de Loire-Atlantique, Nantes
Un siècle après la Grande Guerre, nous n'en avons toujours pas fini de panser les plaies de cette immense tragédie. La mémoire émotionnelle de nos ancêtres peut continuer à s'exprimer inconsciemment à travers nous, surtout en cette période de commémoration, par des maladies ou d'autres situations inattendues, que l'analyse transgénérationnelle nous aide à comprendre. 
https://archives.loire-atlantique.fr